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l'enseignement ou le dsastre

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l'enseignement ou le dsastre

   amnay 22 2009, 1:30 pm

Que dire du systme de lducation nationale, si ce nest que
tout est revoir! Les participants la confrence-dbat organise mardi 15
janvier au centre Links la facult de droit de Casablanca, autour du thme
Lcole marocaine face aux dfis de lefficacit et de la qualit, lont bien
constat.
Et en premier lieu le ministre de lEducation nationale, Ahmed
Akhchichine. Pour sa premire sortie publique depuis la prise de ses fonctions,
Akhchichine a anim la confrence et a prsent des chiffres et des constats qui
ont eu leffet dun lectrochoc sur lauditoire. Et pour cause, le bilan de la
rforme initie en 1999, et pilote par la Cosef (Commission spciale Education
et formation), est dsolant. Il est vrai que certaines ralisations ont t
notes, comme la gnralisation de laccs lcole, la dcentralisation de la
gestion du systme, le renouvellement des contenus des programmes ou encore la
nouvelle architecture pdagogique mise en place. Mais lessentiel de la rforme
reste accomplir. Daprs Akhchichine, mme si laccs lcole a t
gnralis pour les tranches dge de 6 11 ans (jusqu 100% dans certaines
villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech), les taux vont en samenuisant
fur et mesure que lon avance dans les tranches dge. De 12 14 ans, par
exemple, le taux passe 74,5%. De 15 17 ans 48%, et de 19 23 ans
seulement 12%. Alors que dans dautres pays ce dernier taux est bien plus lev.
Il est de 36% en Tunisie, de 24% en Algrie et de 43% en Europe. Ce qui est bien
sr rvlateur de dysfonctionnements lis au passage dun niveau scolaire un
autre, relever et traiter. Les chiffres lis labandon et lchec
scolaires sont, pour leur part, assez inquitants. Le taux moyen de
redoublement au primaire est de 13% (jusqu 20% dans certaines rgions), de
plus de 16% au collge, et de 17% au lyce. Concernant labandon scolaire, le
constat est amer. Plus de 380.000 enfants ont quitt lcole avant lge de 15
ans en 2006. Daprs le ministre, prs de 40% des lves ne terminent pas leurs
tudes primaires. Ce qui veut dire que des centaines de milliers denfants
restent livrs eux mmes durant des annes, sans avoir aucun statut au sein de
la socit. Dans les milieux ruraux, ces enfants sont en majorit exploits dans
des travaux agricoles non rmunrs.

Selon une tude mene dans le cadre
du programme Enseignement pour tous, seuls 16% des lves de la 4e anne du
primaire matrisent les connaissances de base dans toutes les matires
enseignes. Cela veut dire que plus de 80% de ces lves ne comprennent pas ce
quon leur enseigne! Dans certaines villes, ce taux est catastrophique. À Ifrane
par exemple, il nest que de 0,7%. Cette mme catgorie dlves mme t
classe dernire, par une tude internationale portant sur 25 pays (TIMSS 2003),
en mathmatiques, et 24e en sciences. Les lves du collge ont, quant eux t
classs 40e, sur 45 pays tests. Plus de la moiti dentre eux (sur un total de
3.000) nont pas obtenu la note de rfrence la plus basse. Une autre tude
(PIRLS 2006) a galement fait tat dune honte internationale. En lecture, les
lves de 4e anne du primaire sont classs 43e sur 45 pays traits. À peine un
quart dentre eux a atteint le niveau minimum requis pour le test PIRLS. De quoi
donner des sueurs froides. Nos enfants seraient-ils des sous-dous? Certainement
pas. Ltude a point du doigt les enseignants.

Ces derniers sont la
fois victimes et responsables de la dfaillance du systme. Ils ont t pousss
intgrer un domaine dactivit pour lequel ils navaient au dpart aucune
vocation, faute de mieux. Ils ont t par la suite mal forms, sous-pays et
donc pas du tout motivs. Cela se rpercute forcment sur la qualit de
lenseignement. Do la ncessit de la mise en place dun programme de
formation et de remise niveau des enseignants. Mme si lopration risque de
coter cher lEtat. En tout cas, la facture sera bien moindre que celle
engendre par labandon scolaire au primaire, qui, lui seul, cote lÉtat
une perte sche de prs de 2,2 milliards de DH. Quand on constate quune grande
partie des enseignants ne sait pas manipuler correctement un outil informatique,
et quune large proportion dentre eux est de formation littraire, mais donne
quand mme des cours en mathmatiques, on se rend compte de lurgence des
actions entreprendre.

Infrastructures dsastreuses
Ltat des
infrastructures daccueil des lves est littralement dsastreux. Prs de 9.000
salles sont dclares insalubres. Dans le milieu rural, plus de 60% des coles
ne sont pas raccordes au rseau lectrique, et plus de 75% ne sont pas
raccordes au rseau deau potable. Plus de 80% ne disposent pas de sanitaires.
Les besoins en collges sont de lordre de 260 par an, alors quon en produit 90
actuellement. Rsultat: des classes plus de 40 lves

amnay


: 4
: goulmima
/ : enseignant
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: 21/10/2009

    

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   hamzaoui 03 2013, 3:50 am

trop de problemes a envisager.

hamzaoui


: 1
: maroc
/ : enseignement
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: 03/05/2013

    

      


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